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Mon nombre de Erdös est le 3 et le vôtre ?

mercredi 23 mai 2007, par Cayrel

Le nombre d’Erdős est un concept humoristique honorant le mathématicien Paul Erdős

- Définition :

Le nombre d’Erdős d’un mathématicien peut être défini par récurrence de la façon suivante :

* le nombre d’Erdős de Paul Erdős vaut zéro,
* le nombre d’Erdős d’un mathématicien M est le plus petit nombre d’Erdős de tous les mathématiciens avec qui M a cosigné un article mathématique, plus un (si M a un nombre de Erdős qui vaut 1, cela signifie qu’il a écrit un article avec le maître lui-même),
* si M n’a cosigné aucun article avec ces mathématiciens, il a par définition un nombre d’Erdős égal à l’infini.

- Origine :

Ce nombre d’Erdős honore feu le mathématicien hongrois Paul Erdős, qui fut l’un des auteurs les plus prolifiques de toute l’histoire des mathématiques. Il rédigea dans sa vie près de 1500 articles scientifiques, dont beaucoup d’importance capitale, et tous substantiels. La plupart du temps, il cosignait ces articles avec d’autres personnes. Il avait approximativement 500 collaborateurs qui ont donc un nombre d’Erdős de 1. Les gens qui ont collaboré avec eux (mais pas avec Erdős lui-même) ont un nombre d’Erdős de 2, ceux qui ont collaboré avec ces derniers ont un nombre d’Erdős de 3, et ainsi de suite.

- Caratéristiques des personnes ayant un nombre d’Erdős :

Selon Alex Lopez-Ortiz, tous les gagnants de la Médaille Fields et du Prix Nevanlinna pendant les trois cycles de 1986 à 1994 ont un nombre d’Erdős tout au plus égal à 9. Albert Einstein avait un nombre d’Erdős de 2. En 1998, le plus grand nombre d’Erdős connu d’un mathématicien en activité était 7. Gilles Brassard a un nombre d’Erdős de 2.

- Le mien est 3 :
Paul Erdös -> Kálmán Győry -> Johannes A. Buchmann -> Pierre-Louis Cayrel

Pour trouver le vôtre cliquez ici.
Rentrez votre nom comme premier auteur puis celui de Erdös.

Le site scopus donne le nombre d’articles citant un article choisit : ici

Paul Erdos mourut dans sa chambre d’hôtel, à l’âge de 83 ans. Il fut un des très rares mathématiciens à continuer à publier après 60 ans et disait : "Le premier signe de la sénilité est quand un homme oublie les théorèmes. Le deuxième signe, c’est quand il oublie de fermer sa braguette. Le troisième, c’est quand il oublie de l’ouvrir ! »

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